🎉 Je Suis Fier De Toi Mon Fils
CommenterN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet () si quelqu'un porte plainte.. Connecte-toi # Posté le samedi 07 juillet 2007 12:51
Alors voici les plus belles idées de messages pour dire, « Mon fils, ma vie, ma fierté, je suis toujours là pour toi ! ». 1. Mon fils, ma vie, ma fierté Sache que je t’aime et que je serai toujours là pour toi. Quoi qu’il arrive, tu peux toujours te reposer sur moi ! 2. Mon amour, maintenant tu es grand. Mais cela ne signifie pas
Quia déjà eu ce compliment de la part de son père?Je need ce putain de compliment avant sa mort. - Topic "Je suis fier de toi fils" du 01-07-2017 21:33:01 sur les forums de jeuxvideo.com
Jesuis fier de toi mon fils ! C’est fou ce qu’une simple critique d’une phrase peut nous apporter. C’est même extraordinaire ! Jack CANFIELD, un conférencier américain a dit dans l’une des conférences que j’ai eu le plaisir de suivre : L’important n’est pas la critique qu’on formule à votre encontre, mais ce que vous en faites !
0views, 0 likes, 0 loves, 0 comments, 0 shares, Facebook Watch Videos from Le Baz'Art Deline: Je suis retombée sur cette vidéo Quand ton fils a plus de vocabulaire que toi 藍 Quand ton fils a plus de vocabulaire que toi 藍
Je suis fier de toi' : le chef Yannick Alléno adresse un bouleversant message à son fils Antoine le jour de ses obsèques. Ce vendredi 13 mai ont lieu les obsèques d'Antoine Alléno, le jeune chef tué lors d'un terrible accident de voiture. Pour l'occasion, son père Yannick Alléno lui adresse un bouleversant message.
Jérémy pour son passage en CP a du faire (comme ses copain) 89 devoirs notées. sur les 89 devoir Jérémy a eu 88 notes A
Traductionsen contexte de "de toi mon fils" en français-roumain avec Reverso Context : Cela fait de toi mon fils. Traduction Context Correcteur Synonymes Conjugaison Conjugaison Documents Dictionnaire Dictionnaire Collaboratif Grammaire Expressio Reverso Corporate
. NICE le 19/12/07 A toi mon fils. Demain nous serons le 20/12/07 et quand je me réveillerai, je n’aurai pas à mes côtés dans mon lit, maman pour s’étirer et me dire joyeux anniversaire. Je n’aurai pas la joie d’entendre retentir le téléphone de bon matin, et avoir la joie et le bonheur d’écouter mon fils me dire bon anniversaire papa. Plus jamais…. il faudra que je m’y fasse et pourtant je t’assure mon chéri cela est très dur et même inhumain ! Inhumain car pour moi tu as été un exemple d’amour, de bonté et de générosité. Je ne peux m’empêcher de me souvenir de tes rires, de tes claquements de mains, de tes conseils avisés, de ton bon sens, en un mot je ne peux pas un seul instant avoir un flash, qui ne me revienne naturellement. Comme je l’ai dit pour maman si j’avais su que je t’aimais autant, je t’aurai aimé plus. Cette maxime n’est pas de moi, mais reflète parfaitement ce que je ressens. Ton amour pour nous, pour moi a été bien au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. J’ai toujours été fier de toi, de ta persévérance, de ta probité, de ton courage, de ton abnégation, de cette force qui était en toi, et qui te poussait à réussir. Comme je te l’ai écrit plusieurs fois, je n’étais pas fier de dire…c’est mon fils …j’étais fier pour toi, pour le combat que tu as mené toute ta vie, pour réussir, pour s’occuper de tes parents, de ta sœur et de ses enfants. Tu as toujours répondu présent quand quelqu’un a eu besoin de ton aide, aide physique ou morale, Yoan était toujours là ! Il me tardait de voir ta réussite, car le mérite te revenait exclusivement. Tu faisais des tas de projets, moi de mon côté je priais D….pour que ton bonheur soit complet…car que peut on souhaiter à son fils quand il fait preuve d’autant de qualités. Tous les deux nous étions au courant malheureusement de la dégradation de la maladie de maman, mais toi mon chéri, tu ne laissais rien paraître, le plus important étant de la tirer le plus longtemps possible. Après, après, on avait toujours le temps d’aviser. Tu rêvais de pouvoir t’occuper de nous à notre vieillesse, personne, ne pourrai t’empêcher de mener ton combat comme tu l’entendais. Hélas, tout c’est arrêté brutalement, avec une grande injustice, après des concours de circonstances. Quand j’y pense ta vie a ressemblé plutôt à une mission, la mission de veiller sur ceux que tu aimais, mais surtout d’accompagner celle qui représentait pour toi, un véritable trésor. Tu m’as laissé des consignes pour essayer de poursuivre tes objectifs, tu as compté sur moi….mais bon sang que cette charge est lourde. Je souffre, je pleure, je me morfonds, mais je m’accroche. Je ne verrai pas ton mariage, que tu prévoyais si beau, je ne tiendrai pas sur la chaise Benjamin, le garçon que tu souhaitais, je vais m’accrocher pour essayer d’amener Morgane le plus loin possible, comme tu le voulais. Elle a réussi un excellent trimestre, elle parle souvent de toi et de maman et elle a toujours en elle cette douceur angélique. La seule chose que je voudrais te demander pour mon anniversaire, si bien sûr cela est dans tes cordes, quand le moment sera venu pour moi de faire le grand saut, je souhaiterais ne pas avoir à souffrir comme maman, là j’ai déjà donné, mais de partir dans mon sommeil, comme toi, et quand à nouveau j’ouvrirai les yeux la haut, ce sera pour vous retrouver , vous deux, maman et toi, pour vous serrer bien fort, et demeurer à jamais prés de vous. Si je pleure trop souvent ce n’est pas pour vous empêcher de vous élever, ce n’est simplement que je vous aime, avec autant de force, que ce que tu nous as montré tout au long de ta courte, et riche vie. Tu ne m’appelleras plus, pas plus que maman, mais demain je monterai au cimetière, car je sais que je vous sentirai très proches de moi…..et si je pleure encore sachez tous les deux que je vous dois bien cela pour tout le bonheur, la joie, et le courage que vous m’avez montré toute votre vie. Je vous aime PAPA tchoutchou06
Fête des Pères Les années ont filé. Le ou les petits garçons qu’ils ont élevés sont devenus des hommes. En cette journée de fête des Pères, nous donnons la parole à trois hommes. Ils se sont arrêtés un moment pour discuter de paternité, de valeurs et de continuité. Avec notre aide, voici la lettre qu’ils ont écrite à celui ou ceux qui les dossier d’Isabelle Audet Fête des pères Comme un miracle Philippe Trolliet Tu es né tard le soir. Te voir apparaître a été pour moi une espèce d’éblouissement. Voir ta petite tête sortir, te voir émerger… j’ai du mal à le raconter. Il y a des couleurs – du rose, du lilas, du rouge –, il y a des bruits, ta mère qui t’allaite… Au milieu de tout cela, tu es là , comme un miracle. Petite chose toute collante. L’émotion est très forte à ce moment-là . Il y aurait une musique à mettre là -dessus, car les mots sont parents, c’était en nous. Mon rôle de père s’est toutefois dessiné au fil de tes besoins. Je sais bien que je n’ai pas été le père parfait. Je n’ai pas suffisamment connu mon père pour apprendre de lui. Je me suis donc inventé une paternité, et j’ai fait de mon mieux. Avec le recul, je crois qu’être un père, c’est accompagner son enfant. C’est être là pour qu’à travers nous, il puisse voir ce qu’est la vie. Ainsi outillé, il pourra alors partir lui-même à sa découverte. J’ai voulu que tu grandisses entouré de livres, dans un environnement où tu pouvais te montrer curieux et cependant souhaité que tu grandisses sans subir nos disputes. Coincés par les taux d’intérêt à leur paroxysme, nous n’avions plus de choix ; que des obligations. On n’y pense pas sur le coup, mais aujourd’hui, je vois bien que nos soucis d’adultes ont trop souvent assombri tes jeunes on a vu naître très tôt la passion qui t’anime encore. Tu n’avais que 5 ans lorsque, dans un camp, tu as découvert l’équitation. L’animal avait beau faire quatre fois ta taille, tu circulais autour avec tant d’aisance ! Un moment années ont passé, et lorsque tu étais adolescent, je vous installais, tes copains et toi, à l’arrière, dans la voiture. Je vous emmenais à gauche et à droite pour le seul plaisir de me taire et de vous écouter. Réunis sur la banquette, avec Kurt Cobain dans les haut-parleurs, vous finissiez par m’oublier. Dans le rôle du chauffeur de taxi, je savais tout ce qui se passait dans votre ans plus tard, j’ai envie de te dire de ne jamais oublier ton adolescence. N’oublie jamais tes rêves. Poursuis-les jusqu’à ton dernier fait parfois des choses par obligation ou par peur de se tromper, Manu, mais n’oublie jamais celui que tu as été. C’est ainsi qu’on comprend celui qu’on est suis bien placé pour le savoir. Un jour, on te dit que tes globules blancs sont beaucoup trop nombreux et que tu as la leucémie. Crois-moi, ça donne un au bout de tes rêves, mon garçon. Crée. Laisse ton amour des chevaux te guider. ne suis pas inquiet pour toi. Mon bonheur, c’est de savoir que ce que tu fais dans la vie, tu le fais parce que tu es passionné. Et si ton rêve bifurque un jour, change de route. Tu es m’arrive de te regarder travailler, debout en plein soleil. Tu tournes autour des chevaux et de tes élèves, tu corriges de petites choses, tu distribues les encouragements. Je n’y comprends rien, mais je t’observe et je te trouve ressembles à ta mère, mais ce que tu as retenu de moi, c’est ce désir de comprendre comment fonctionnent les choses. Tu forges des couteaux et c’est de toute beauté. Quand on y pense, il y a un peu de l’histoire de l’humanité dans ces gestes millénaires que tu fais. Tu fabriques des lampes magnifiques, des objets en bois… On sent toute ta sensibilité dans ton art. Il y a quelque chose de toi dans tout ce que tu sais, quand je travaillais, il y avait dans nos bureaux un grand gaillard toujours vêtu d’un t-shirt de Bruce Lee tout élimé. Un jour, alors qu’il passait à côté de ma porte, il expliquait à un gamin de 5 ou 6 ans comment bien nettoyer un évier. Il désignait tel produit pour nettoyer la cuve et il privilégiait tel produit pour le robinet. Il ajoutait que pour faire ceci, il fallait commencer par cela… Il détaillait son métier avec une telle ferveur que l’enfant le fixait, béat d’admiration. Si tu l’avais vu, Manu ! Ça me fait pleurer quand j’y pense. Cet homme connaissait ses forces et il mettait tout son cœur dans ce qu’il accomplissait chaque jour. Je suis certain que ce gars-là a eu une vie ce que je te souhaite, pense que tu sais combien je t’aime. Je te le démontre de plus en plus. Mais voilà , comme au premier jour, les mots ne suffisent pas.— Propos recueillis par Isabelle Audet, La Presse Fête des Pères Trop bien avec vous Jean-Marie Dumesnil Mon cher Luc, Mon cher Marc, Votre mère et moi venons tout juste de célébrer nos 50 ans de mariage. Parce que le temps file à toute allure, ce jalon particulier me ramène dans le te revois, Luc, lorsque nous avons emménagé dans la maison que nous occupons encore, ta mère et moi. Tu n’avais que 4 ans, mais déjà , tu menais tes affaires, autonome. Des années plus tard, tu as veillé sur Marc, toujours discrètement. J’en parlais avec ta mère, récemment tu ne faisais tellement pas de bruit qu’on guettait tes éclats de rire qui traversaient les murs, tard le soir, quand tu écoutais ta série préférée à la télévision, au sous-sol, après t’être préparé un bon toi, Marc, tu étais celui qui aime être en avant ». Je te revois filer sur le terrain de soccer, bourré de talent. Infatigable. Meneur. Tu n’allais pas chercher les autres ; ils venaient à toi. Je ne sais pas encore comment tu t’y prenais, mais lorsque nous voulions te réprimander, ta mère et moi, tu trouvais toujours le moyen de tourner les choses à ton avantage. Cette rhétorique te sert encore aujourd’hui avec tes êtes différents, mais si vous saviez comme mon regard s’illumine lorsque je parle de chacun de vous ! J’aime dire que vous êtes complémentaires. Plus rien n’existe autour quand vous discutez de ce qui vous passionne tous les deux !Vous aimez la vie. N’est-ce pas là le souhait de tous les parents ? C’était le nôtre, dans la tête et dans le cœur une journée d’été, il y a quatre ou cinq ans. Vous jouiez au soccer avec vos enfants dans le jardin. Ah, vous avez envoyé le ballon dans les fleurs la plupart du temps, mais ce jour-là , j’ai pris soin de conserver votre bonheur bien précieusement dans ma mémoire. Un peu à l’écart, j’ai posé le regard sur vous, sur vos formidables amoureuses, vos enfants et votre mère vous étiez tous heureux. Plus tard, on a encadré une photo de cette journée parfaite et chaque fois que je passe devant cette image, j’ai le sentiment du devoir petits-enfants grandissent épanouis, complices et aimés. Un cadeau de la il y a plus. Dans votre bonté et dans votre ouverture, je vois le reflet de nos valeurs. Vous assurez une continuité. Il y aura un peu de nous dans le cœur de vos enfants lorsqu’ils grandiront. Nous sommes choyés, n’est-ce pas ?Votre mère est malade, et je vois bien que sa santé vous préoccupe autant que moi, même si vous le manifestez chacun à votre façon. On a grand besoin de vous, et vous êtes là . Je suis touché par vos attentions, par les petits repas laissés à la maison, par vos coups de fil. Dans l’adversité, notre famille demeure tissée travers la maladie, je comprends à quel point on s’aime. Je suis rendu à une étape de ma vie où je me trouve chanceux d’avoir des enfants comme années passent, mais je suis en paix. Je sais que vous serez toujours là l’un pour l’autre. Je ne peux rien demander de plus. Je sais que vous n’aimez pas quand on dit qu’on n’est pas éternels, mais je veux que vous sachiez que nous ne sommes pas inquiets pour notre famille. Je vois bien que nos valeurs nous l’immédiat, même si vous êtes des adultes accomplis, pardonnez mes petites inquiétudes occasionnelles. C’est une vieille habitude je m’inquiéterai toujours après quelques jours sans nouvelles et je voudrai toujours savoir comment ça se passe dans votre vie. Je voudrai toujours vous faire l’accolade lorsqu’on se verra. J’aime sentir que vous nous aimez autant qu’on vous venons de franchir le cap des 50 ans de mariage, donc. Et avec cet anniversaire vient le rappel que nous sommes parents depuis presque un demi-siècle déjà . Aucun doute là -dessus on ne veut pas est vraiment trop bien avec vous.— Propos recueillis par Isabelle Audet, La Presse Fête des Pères Fier Robert Darche Cher Francis, Cher Sébastien, J’aimerais vous exprimer aujourd’hui à quel point je suis fier d’être votre père. Votre mère et moi avons devant nous deux hommes aimants et impliqués. Épanouis. Je vous regarde mener votre vie et je ne peux m’empêcher d’apprécier tout le chemin vous êtes venus au monde, ce fut l’euphorie. Un rêve devenu réalité. J’éprouvais pour vous un amour inconditionnel et absolument sans limites. Croyez-moi, un tel bonheur, ça change une vie !Les doutes ont cependant suivi, et rapidement. Des enfants, ça ne vient pas avec un manuel d’instructions. Allais-je être à la hauteur ? Pour bien vous préparer à la vie, j’ai vite compris qu’il me fallait aller au-delà de cet amour qui me submergeait. Car vous aimer, ça ne suffirait pas à vous rendre tenir le rôle le plus complexe de ma vie. Il me faudrait vous mettre au cœur de mes priorités, vous consacrer du temps et, surtout, vous offrir un cadre. Mon quotidien d’enseignant me l’a fait comprendre à maintes reprises aimer, ce n’est pas tout très tôt, votre mère et moi, on a établi un plan de match. Oh, ce n’était pas parfait, je vous l’accorde. On a tout de même appliqué ce plan en équipe, avec amour et avec le plus de constance le temps, ce plan m’a permis de jouer mon rôle de guide, quelquefois imparfait, mais ô combien déterminé à faire de vous de bonnes personnes ! Je vous ai fait vivre quelques frustrations passagères, mais toujours avec l’intention de vous en éviter de plus grandes en grandissant. Je voulais vous outiller face à l’ mon engagement, j’ai voulu vous transmettre le don de soi. Par mon affection, ma présence, mes limites, j’ai souhaité vous offrir ce sentiment de sécurité dont un ado a tant besoin en période de turbulences et de doutes. Je n’y serais jamais arrivé sans le soutien indéfectible de votre mère. Quelle équipe on faisait, tous les deux !On avait un plan, mais vous avez aussi tracé votre propre chemin. On ne moule pas un enfant ; on l’ un jour, ça nous frappe il a vieilli, il a fait des choix et il mène sa vie. Quand je vous regarde, je ne peux pas être plus même si tu excelles dans ton domaine, tu cherches encore et toujours à te perfectionner. Tu restes à l’écoute des autres et tu soulignes les accomplissements des membres de ton équipe, au travail. Malgré tes engagements professionnels, tu demeures impliqué auprès de ta famille. Tu es là pour tes on le voit bien aussi, tu fais preuve de leadership au travail et tu es grandement apprécié par l’équipe que tu diriges de main de maître. Je te regardais récemment prendre la responsabilité de l’équipe de baseball de ton fils, et j’ai vu quel modèle inspirant tu es avez pris le flambeau, les gars. Vous me rendez fier de vos accomplissements personnels et professionnels et vous me procurez de grandes joies. Ce plan de match qu’on a élaboré, votre mère et moi, vous l’appliquez avec amour et constance à votre tour avec nos trois petits-fils êtes là pour nous, aussi, on le sent Noël dernier, je vous ai offert une lettre. J’y posais cette question est-ce mieux de réussir dans la vie ou de réussir sa vie ? J’ai donc souligné vos réussites votre famille, vos amis, vos valeurs… Une carrière, c’est bien, mais ce qui compte vraiment, c’est celui que vous êtes. C’est le secret d’un bonheur durable. Le vrai. Celui qui transcende les années ont passé, les gars, et vous savez quoi ? Si on me donnait la possibilité de choisir ce que j’aimerais être dans la vie, je choisirais d’être… votre père !— Propos recueillis par Isabelle Audet, La Presse Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.
VIE DE FAMILLE - Tu entendras souvent que ton père n'est pas comme les autres. Les gens se moqueront de toi, de moi surtout. Parce que je suis un singe femelle, comme tu es un singe mâle. Je ne sais pas encore si comme moi tu seras un homme, mon fils, et je m'en fous complètement. Arthur, c'est papa. Je t'écris une lettre ouverte, c'est-à -dire que tout le monde l'aura lue avant toi. J'espère que tu ne m'en voudras pas, mais je pense que ce sacrifice d'intimité aura son utilité. La première fois que je t'ai vu, ta mère était en salle de réveil, tu avais cinq minutes, et tu pleurais avec un bonnet jaune sur la tête. Je t'ai dit Arthur, c'est papa » et tu as cessé de pleurer immédiatement, tu as tourné la tête vers moi. Oh, il vous reconnaît » ont dit les dames qui venaient de te nettoyer. Tu as posé sur moi le même regard sérieux et intransigeant que j'avais posé sur le monde il y a 35 ans. En te voyant j'ai vu le bébé que je voyais sur les photos en noir et blanc, les photos de moi. Tu me ressembles parce que tu as la moitié de mes gènes. Je suis ton père et pourtant je ne t'ai pas donné mon chromosome Y. Je t'ai donné mon chromosome X. Parce que je n'ai aucun chromosome Y. Je n'ai pas de barbe, je ne perdrai jamais mes cheveux, en hiver j'aurai plus froid que toi, je ne chanterai jamais comme un ténor et la partie de moi qui est en toi vient de mes ovaires. Coming-out transsexuel pour le mannequin Andrej PejicCes photos vont vous faire repenser le concept même de genreL'Inde reconnaît l'existence d'un "troisième genre" Ta mère tu lui ressembles parce que tu as passé neuf mois dans son ventre, qu'elle a trié » tes gènes, qu'elle t'a nourri de l'intérieur et qu'à présent c'est son lait que tu bois. Tu as son calme et sa douceur, tu as ses goûts. Ta mère est la personne la plus douce, la plus intelligente, la plus raisonnable et la plus belle que j'ai rencontrée dans ma vie. Elle sait également être dure, elle n'aime pas les compromis. Quand quelqu'un qu'elle aime lui fait du mal, soit elle pardonne soit elle devient indifférente, mais elle ne tombe jamais dans la colère ni dans la haine. Tu entendras souvent que ton père n'est pas comme les autres. Les gens se moqueront de toi, de moi surtout. Parce que je suis un singe femelle, comme tu es un singe mâle. Je ne sais pas encore si comme moi tu seras un homme, mon fils, et je m'en fous complètement. Mais tu t'aperçois que tu es une femme, si tu n'es pas ce qu'on appelle cisgenre », je ne te pousserais pas à prendre des hormones ni à te faire opérer. Je ne te pousserais pas à ne pas le faire non plus. Tu feras ce que tu veux parce que ton corps n'est pas le mien. Ta mère t'a donné la vie, maintenant elle t'appartient à toi seul. Si je dois te pousser, je te pousserais à ne jamais rien faire que pour toi et jamais pour les autres. Je te soutiendrai, quelle que soit ta vie, à être fier de ce que tu es et à ne jamais céder pour être plus convenable dans la société. Je vais t'expliquer pourquoi ton père ne ressemble pas aux autres. Pourquoi j'ai choisi de ne pas me faire de piqûre pour devenir plus mâle. Comme toi je suis sorti du néant dans ce monde, avec un corps que je n'avais pas choisi. Qui me convenait très bien, d'ailleurs, et me convient toujours, mais j'ai rapidement eu un comportement qui ne convenait pas à mon corps. Enfin, c'est ce que les gens disaient. Mon corps devait, dans l'esprit des adultes, m'obliger à me comporter comme une fille ». Tu ne peux pas imaginer à quel point j'avais horreur du rose, des poupées, des robes. Quand je rêvais, je rêvais que je tentais de séduire des filles de ma classe, dès la maternelle. Elles me disaient qu'elles ne pourraient jamais m'aimer car je n'étais pas un garçon. C'était juste des cauchemars, en réalité par la suite elles n'ont jamais réagi ainsi, au contraire. C'est ta mère qui m'a eu mais je peux te dire qu'elle n'était pas la seule à vouloir de moi. Et quand je jouais, enfant, je jouais à être l'écuyer ou le garçon de ferme qui trouve une épée et sauve une princesse des brigands. Quand on est un mâle, comme toi, on entend qu'il faut devenir un homme ». Les femelles, elles, n'ont rien à devenir, notre société sexiste les considère encore comme des enfants toute leur vie, je suppose. Ne te méprends pas devenir un homme ne veut pas dire devenir un adulte, pour eux. Non ça veut dire être courageux, protecteur, aller travailler, nourrir sa famille, prendre ses responsabilités. Dans la bouche des gens les moins stupides, sinon ça veut dire le plus souvent devenir quelqu'un qui règle ses problèmes par la violence » mais ça ce n'est pas une bonne idée. Je n'ai jamais eu besoin d'avoir un corps de mâle pour être un homme. Quand j'étais petit garçon, tout le monde me traitait comme une petite fille, parce que j'étais de sexe femelle. J'en souffrais parfois, mais la plupart du temps je m'opposais à l'injonction Sois une femme puisque tu es femelle ! » avec résolution et courage, parce qu'indéniablement j'étais un petit garçon. Après avoir été un petit garçon, je suis devenu un homme. Je suis devenu courageux, protecteur, débrouillard, indépendant et fort. Je travaille, je nourris ma famille et je prends mes responsabilités. La plupart des garçons de ma génération ne sont pas des hommes, ils sont des enfants qui jouent aux jeux vidéo et ne travaillent pas. Mais ils se prennent pour des hommes parce qu'ils résolvent leurs problèmes par la violence. Ou parce qu'ils ont un corps de mâle et que de plus en plus c'est censé suffire pour être un homme, un vrai. Je n'ai pas eu besoin de prendre d'hormones mâles pour me sentir viril. Je n'ai pas envie de me faire découper pour que mon corps leur paraisse plus approprié à ce que je suis. Néanmoins je ne ferme pas la porte j'ai choisi la voie la plus difficile et en vieillissant j'aurais peut-être besoin de calme et de repos, un jour peut-être je me modifierais pour être moins étrange aux yeux des autres. Mais ce serait une capitulation, pour moi. Encore une fois je ne juge pas mes copains trans qui ont préféré que leur corps soit modifié pour se sentir bien. Je t'explique juste pourquoi moi je ne l'ai pas fait et pourquoi tu entendras que ton père est une femme, que ton père est une gouine, que ton père est un monstre. Mais c'est faux. Ton père, c'est un homme, un vrai, un dur, un tatoué. Un homme qui a servi son pays, qui a été décoré, un homme qui a risqué sa vie. C'est aussi un imbécile qui a servi un pays qui le méprise, d'ailleurs. Mais un imbécile qui a le sens du devoir. Et le sens de l'honneur. Tu verras que l'honneur se perd, les gens ne tiennent pas leurs promesses, ils mentent, ils jurent des choses fausses. Ne fais jamais comme eux. Tu n'as qu'un honneur, tu n'as qu'une parole, ne les salis pas. Tout ce que j'ai accompli dans ma vie je l'ai fait avec ce corps-là , avec soixante kilos de muscles, de peau et d'os, du haut de mon mètre soixante-six. Et je te garantis que bien des mâles de cent vingt kilos n'ont pas fait le quart de ce que j'ai fait dans ma vie, n'ont pas soulevé la moitié de tout ce que j'ai porté dans ma vie, n'ont pas encaissé un dixième de la douleur que j'ai pu ressentir sans gémir. Alors si ça ne leur suffit pas, tant pis. Je suis ton père. Je suis un homme. Pas le plus fort ni le plus intelligent mais certainement le plus courageux des hommes. Ne laisse personne dire le contraire. Si tu dois te battre je t'apprendrais à le faire, et si tu n'aimes pas ça je t'apprendrais à éviter le combat par la ruse. Je t'apprendrai à survivre.
je suis fier de toi mon fils